Après donc une traversée difficile nous voici à la recherche d’un toit pour nous abriter car le vent à amener un orage terrible et nous n’avions rien prévu d’autre que les indications du Lonely Planet qui se révélèrent fausses dès les premières lignes. Le prix de l’Auberge de Penneshaw pour commencer qui devait être de 40 dollars pour une chambre double et s’avérait être de 75 au final. Changement de plan donc et escalade dans les ronchonnements lorsque les cinquante premiers kilomètres de route ne révèlent que quatre kangourous et tous allongés sur le bas-côté de la route… Découverte d’un petit village aux allures très sympathiques malgré le temps, doté d’une auberge aux tarifs plus attractifs, l’orage éclate et l’on se réfugie alors le temps d’obtenir une petite ristourne et quelques conseils sur les escapades intéressantes. Il faut dire que le guide ne laisse rien entrevoir de bien folichon alors que nous avons tout de suite étaient séduits par les paysages et la fatigue vient nous plonger dans le noir.
Lever au jugé et ô délice, un soleil resplendissant nous accueille. Un bref p’tit déj et nous entamons la grande traversée vers le Cap Borda et son phare tout mignon. La route se transforme en belle piste très roulante en latérite d’un rouge éclatant, bordée d’eucalyptus elle cadre exactement avec l’idée que l’on peut se faire du pays d’OZ. Passage par le cimetière des gardiens du phare sur lequel j’ai tenté de modifier un peu la silhouette de Mr kangoo mais une heure d’effort on été plus fort que cette chirurgie de campagne. Dès la première marche nous somme tombés sous le charme des falaises vertigineuses sur fond bleu limpide, puis direction la Ravine des Casoars pour une suite absolument sublime de découvertes. Cela commence par une marche rythmée par des averses capricieuses et une forêt d’Eucalyptus géants retrouvant leur forme après un incendie dont les traces semblaient encore chaudes, puis par une rivière coulant au fond d’une profonde vallée. L’endroit idéal pour s’embusquer et venir guetter tous les animaux de la région le soir à la tombée de la nuit. Cette rivière n’atteint pas complètement la mer car son embouchure est une plaine de sable encaissée entre deux collines recouvertes de buissons d’un vert persistant. Ces deux collines plongent ensemble vers l’Océan et semblent vouloir s’embrasser au bord de l’eau, mais leurs lèvres restent séparées par la langue de sable sur laquelle l’Océan vient déposer des caresses rythmées. Une marche sublime et envoûtante. Et comme pour venir parachever cette excursion, nous avons rencontrés nos premiers amis sauvages ( à suivre)
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